Personnes âgées dépendantes

personnes agées
 

Perte d’autonomie avec ou sans handicap

Deux EHPAD (La Chênaie et Eugène Barrat) accueille des personnes âgées dépendantes en situation de perte d’autonomie, dont des personnes handicapées vieillissantes.

A la différence du handicap psychique, le handicap mental est la conséquence de la limitation des facultés cognitives. Les causes sont multiples. Est considérée comme personne handicapée mentale toute personne, avant l’âge de 40 ans, qui a un quotient intellectuel et des troubles de l’adaptation sociale.

Au sein de l’EHPAD de la Chênaie, l’établissement a fait le choix d’orienter une partie de son activité sur cette prise en charge.

Ces résidents présentent des spécificités :

  • L’âge (la moyenne d’âge d’entrée en EHPAD est de 85 ans) les structures spécialisées n’acceptent plus les handicapés au-delà de 60 ans. Leur entrée en institution s’effectue donc dès 60 ans sur dérogation du Conseil Général.
  • Leur vie antérieure car, pour la plupart, ils sont habitués à la vie collective depuis leur plus jeune âge (IME/ESAT), ce qui représente un atout pour une institutionnalisation mais aussi, suppose quitter un cadre dans lequel, ils ont longtemps vécu.
  • Le vieillissement : fatigabilité, augmentation de demandes répétitives, pertes des liens familiaux, absence de descendant.

Pour répondre à ces besoins, l’établissement a construit un projet de service avec les établissements adresseurs – ESAT – lesquels assurent une démarche de préparation à l’entrée en EHPAD, très antérieure à leur arrivée.

Ces résidents sont souvent accueillis en hébergement temporaire pour des séquences plus ou moins courtes pour évaluer leur adaptabilité et les préparer psychologiquement et matériellement à leur entrée dans l’EHPAD.

L’élaboration et la prise en compte du projet individualisé, encore plus que pour tous les autres résidents, sont la clé de la réussite de leur prise en charge. Les activités d’animation proposées dans l’EHPAD s’appuient sur le projet éducatif de l’institution antérieure.

L’intégration de ces résidents n’a pas posé de problème particulier. La disposition en salle à manger avec le partage de l’espace avec les autres résidents volontaires en est la preuve.

Les établissements proposent un hébergement temporaire pour soutenir les aidants.